Avant chaque rendez-vous avec un client potentiel, je passe 20 à 30 minutes à regarder comment son entreprise apparaît sur internet. Je tape le nom de sa boîte dans Google, je tape son métier et sa ville, je vais voir sa fiche Google Business (la fiche de l'entreprise où on peut voir les avis, entre autres), ses réseaux sociaux, son site s'il en a un... Ça m'aide à établir où en est l'entreprise au niveau de sa visibilité, et à comprendre ce que les gens voient quand ils cherchent, et surtout ce qu'ils ne voient pas.
En mars dernier, j'ai fait cet exercice en profondeur pour trois entreprises de l'Aube. Une pizzeria reconnue à Troyes, un artisan en rénovation près de Bar-sur-Seine, et une société d'externalisation administrative à Cussangy. Trois métiers trèèès différents, trois profils de clients bien à eux, et trois façons très différentes d'utiliser internet.
Et pourtant, le constat était à chaque fois le même : elles faisaient toutes du bon travail et leurs clients étaient ravis... mais pour Google, c'était comme si elles n'existaient pas vraiment. Les gens qui les connaissaient déjà les trouvaient sans souci, ceux qui avaient entendu parler d'elles par le bouche-à-oreille galéraient un peu (ou beaucoup parfois)... Et pour tous les autres, ceux qui ne les connaissaient pas encore, leur entreprise n'existait tout simplement pas.
Dans cet article, je vous raconte ce que j'ai trouvé pour chacune en mars, pourquoi elles étaient quasi-invisibles, et SURTOUT les leçons que vous pouvez tirer de leur cas pour votre propre entreprise. Parce que si vous vous êtes déjà demandé pourquoi personne ne vous trouve sur Google, il y a sans doute une bonne raison !
Et le meilleur pour la fin : six mois ont passé entre ces audits et cet article, alors je vous dirai aussi ce qui a bougé pour chacune depuis, après mes recommandations 😉
Cas 1 : Pizz'Accioni, le paradoxe du très bon restaurant que Google ne montrait pas (assez)
On commence doucement avec le cas d'une pizzeria bien connue et implantée à Troyes, Pizz'Accioni. Vous allez voir que sa visibilité en ligne était déjà pas mal, mais qu'il y avait des points à améliorer 😉
Aline tient Pizz'Accioni au 4 rue Pithou, en plein centre-ville de Troyes. Sa pizzeria comptait alors 135 avis Google avec une note de 4,9/5 (!!). À Troyes, c'est rare, très rare. Ses clients l'adorent et ça se voit.
Et quand on tape "Pizz'Accioni" dans Google, il n'y a aucune confusion possible : c'est elle qui apparaît, avec sa fiche, ses photos et ses avis. Le nom de son restaurant est unique, c'est un vrai atout (et un truc que beaucoup d'entrepreneurs sous-estiment).
Et pourtant, vous allez voir que certaines choses handicapaient sa visibilité, sans qu’elle n’en soit consciente…
Ce qui marchait déjà
Aline a un site internet, pizzaccioni.fr. Et il est vraiment bien fait, franchement rien à dire : beau design, rapide, lisible sur téléphone, avec sa carte, son histoire et ses photos 👏🏻
Elle est aussi présente sur Facebook et Instagram, référencée sur les sites touristiques (Troyes Champagne Tourisme, Aube Champagne), avec une jolie fiche Restaurant Guru bien remplie.
Sur le papier, tout va bien. Alors, qu'est-ce qui pourrait bien clocher, me demandez-vous ?
Ce qui la rendait invisible
Pour comprendre où ça coinçait en mars, j’ai tapé "pizzeria Troyes" dans Google. C'est ce que font 2 400 personnes chaque mois quand elles cherchent où manger une pizza dans le coin après tout, donc c'est typiquement le genre de recherches à faire pour savoir si on est visible ou non.
Bref, quand on tapait "pizzeria troyes" dans la barre de recherche, Google affichait d'abord une carte avec 3 résultats (ce qu’on appelle le “Local Pack”). Ces 3 places étaient occupées par d'autres pizzerias troyennes. Pizz'Accioni était en 4e position, juste en dessous : il fallait cliquer sur "Plus de résultats" pour la voir.
Entre la 3ème et la 4ème place, l'écart paraît minuscule, pas vrai ? Et pourtant, l'impact entre la 3e et la 4e place est énorme comme on peut le voir sur la capture d’écran ci-dessus !
Les 3 premiers captent la grande majorité des clics, et c'est bien normal. Les gens partent du principe que si Google liste ces 3 pizzerias en premier, c'est que ce sont les meilleures de Troyes, alors pourquoi aller voir plus loin en cliquant sur un bouton "Plus de résultats" ? Certains seront plus curieux que la moyenne bien sûr, mais on perd pas mal de visibilité à cause de ce classement déjà.
Et son site magnifique dans tout ça ? Il n'apparaissait pas non plus dans les résultats classiques. Quand je tapais site:pizzaccioni.fr dans Google (la commande qui demande à Google de lister toutes les pages d'un site qu'il connaît), le résultat listait uniquement la page d'accueil. Le site était en ligne, mais pour Google, il n'existait (quasiment) pas.
Pourquoi ? Parce que sa fiche Google renvoyait vers sa page Facebook, pas vers son site. Aucun signal ne pointait vers pizzaccioni.fr. Google n'était donc pas encouragé à "référencer" (lister dans ses résultats) le site de Pizz'Accioni, d’autant plus que même la fiche Google du restaurant ne pointait pas vers son propre site... 🤷🏻♀️
À ça s'ajoutait un dernier détail : sur TripAdvisor, Aline n'avait que 4 avis et la fiche était vide, sans photos ni horaires. Résultat : 183e sur 209 restaurants à Troyes. Ça ne reflétait pas du tout la qualité de son établissement, mais c'était ce que voyaient les touristes de passage à Troyes qui consultaient TripAdvisor avant de choisir.
La leçon
Créer un site ne suffit pas : il faut que Google sache qu'il existe et puisse y accéder facilement. Sans ça, même le plus beau site du monde ne sert à RIEN.
Et si vous tenez un commerce ou un restaurant, ne vous focalisez pas seulement sur la fiche Google, même si elle est très importante : pensez aussi à TripAdvisor et aux Pages Jaunes qui méritent tout autant de soin. Vos clients fidèles vous trouveront partout, mais les touristes et les nouveaux habitants regardent souvent ailleurs en premier.
Cas 2 : CJ RENOV Multiservices, l'artisan que personne ne trouve malgré sa qualité
On change complètement de profil avec Cédric ! Là où Aline avait déjà pas mal avancé côté visibilité, lui en était encore aux fondations. Sa situation est très représentative d'une bonne partie des artisans, alors si vous avez vous-même une entreprise dans le bâtiment, la rénovation, ou un métier de service local, sortez de quoi écrire : il y a de bonnes chances que ce que je vais dire vous concerne aussi 😉
Cédric est artisan en rénovation à Bar-sur-Seine. Il fait des chantiers de salle de bain, de la peinture, du rafraîchissement d'appartement. Et il fait du bon travail.
Comment je le sais, alors que je n'ai jamais travaillé avec lui ? Parce que sur sa page Facebook, on voit ses photos avant/après et ses reels de chantier. Le résultat parle de lui-même ! Et il travaille avec des architectes et des agences immobilières du coin : un bon indicateur sur la qualité de son travail.
Ce qui marche déjà
Il publie régulièrement sur Facebook, et il a de vrais arguments visuels qui rassurent : des photos de ses chantiers, un reel de rénovation salle de bain qui a bien marché. Côté Google, il a aussi une fiche d'entreprise à son nom dans la base de Google, sans doute créée automatiquement par Google... sauf qu'à l'époque de mon audit, elle était tellement enterrée que c'était comme si elle n'existait pas.
Ce qui le rend invisible
En mars, quand on tapait "CJ RENOV" dans Google, on ne voyait pas Cédric en première position. Ce qui apparaissait à la place : deux autres CJ Renov, une entreprise de plâtrerie et de pose de cuisines installée dans la Vienne, une autre spécialisée dans la rénovation intérieure du côté de Melun, et surtout la fiche d'un peintre allemand à Delmenhorst (4 avis 5 étoiles, lui) qui s'affichait dans le grand encadré à droite de l'écran. À la place de Cédric, en France. 🤦🏻♀️
Pour voir SA fiche à lui, il faut taper le nom complet "CJ RENOV Multiservices" en étant géolocalisé en Aube, ou en écrivant explicitement "aube" dans la barre de recherche. Autant dire que personne ne le fait spontanément. Sa fiche existe sur le papier, mais en pratique elle est invisible.
Mais alors, comment ça se fait que Google remonte autant de gens sur son nom d'entreprise ??? Tout simplement parce que "CJ RENOV" est un nom très commun : il y a au moins 5 autres entreprises en France qui s'appellent pareil, plus une en Allemagne. Du coup, Google ne sait pas laquelle montrer en premier, alors il fait son tri à partir de signaux concrets : qui a un site internet ? qui a des avis clients ? qui est actif sur ses réseaux ?
Et c'est là que ça coince pour Cédric. Il a zéro avis client. Ni sur Google, ni sur Facebook. Pour un artisan, c'est vraiment le problème numéro un... Les avis sont la première chose qu'un client regarde quand il choisit un pro. Plus que les prix, plus que les photos. Et sans avis, même si on est le meilleur du coin, on part avec un sacré handicap face aux concurrents qui en ont, eux.
Il n'a pas non plus de site internet (juste une page Facebook). Et les catégories de cette page Facebook sont... fausses. Au moment de mon audit, sa page était classée dans "Immobilier · Femme de ménage et majordome · Service local". Rien à voir avec son métier 🤷🏻♀️ Du coup, quand quelqu'un cherche un artisan sur Facebook (ce qui est déjà assez rare de base 😅), sa page n'a aucune chance de remonter dans les résultats. C'est facile à corriger, ça prend deux clics dans les paramètres, mais personne ne lui a jamais dit que c'était important.
Dernier point : ses publications sur Facebook étaient irrégulières. Il y a eu un trou de 3 mois entre novembre et février. Et là où ça pose un souci, c'est que Facebook (comme Google et à peu près tous les réseaux sociaux qui existent) favorise les pages qui publient régulièrement. Quand on disparaît trois mois, on s'efface (presque) des résultats.
Et aujourd'hui ? J'ai refait la recherche début septembre, cette fois sans être géolocalisée dans l'Aube, pour voir ce que verrait quelqu'un qui le cherche depuis ailleurs en France. Et là, le constat est encore plus net. Les trois places de la carte, celles que tout le monde regarde, sont occupées par un CJ-Renov de Melun, un CJ Rénovation de Six-Fours-les-Plages et un CJ Rénovations de Digne-les-Bains. Cédric n'y est pas.
Et le plus rageant, c'est que l’entreprise de Melun n'a aucun avis non plus, exactement comme Cédric ! Sa seule différence ? Elle a un site internet. Ça lui suffit pour passer devant. Les deux autres, elles, affichent 30 avis chacune, à 5 étoiles.
C'est exactement le tri dont je parlais plus haut. Sans site et sans avis, Google n'a rien pour vous distinguer de vos homonymes : ce sont eux qui récupèrent les gens qui vous cherchaient, vous.
Et prenez en compte que ça, c’est quand on essaie de chercher l’entreprise de Cédric par son nom, ce qui implique qu’on a déjà entendu parler de lui ! Si on a le malheur de chercher un artisan pour rénover sa maison, je peux vous assurer qu’on ne tombera jamais sur lui dans Google…
La leçon
Si vous êtes artisan, il y a une hiérarchie claire dans ce qui vous fait apparaître sur Google. Les avis arrivent loin devant tout le reste. Même 5 avis 5 étoiles, ça change déjà beaucoup de choses. Et si comme Cédric vous travaillez avec des architectes ou des agences, demandez-leur leur avis : un témoignage venant d'un pro a encore plus de poids qu'un avis de particulier.
Et si votre nom d'entreprise est commun (CJ RENOV, AB Construction ou autre), c'est un handicap supplémentaire dont il faut être conscient. Vous devez compenser avec des signaux forts : un site, des avis clients, du contenu local, la mention de votre ville partout. Sinon, vous resterez perdu dans la masse.
Cas 3 : TILIIO, le beau site que Google ignorait
On termine avec un cas très différent des deux premiers, et particulièrement intéressant si vous avez déjà investi dans un site internet et que vous avez l'impression qu'il ne sert à rien...
Ségolène est à la tête de TILIIO, une société d'externalisation administrative basée à Cussangy, dans l'Aube. Elle accompagne des indépendants et des PME sur leur gestion admin, RH et commerciale.
Son cas ne ressemble à aucun des deux précédents. Là où Aline a un beau site mais une visibilité Google moyenne sur sa requête principale, et où Cédric n'a presque rien en ligne, Ségolène, elle, a fait beaucoup de choses bien... Mais en mars, Google ne le voyait pas.
Ce qui marche déjà
Son site existe, il est en ligne et il a une structure solide : des pages dédiées par service, un blog avec des articles, une FAQ, une page à propos... Le positionnement est clair, on comprend tout de suite ce que TILIIO fait et pour qui. Bonus : son profil LinkedIn est pro et actif 👌
Sur le papier, c'est une entreprise B2B qui a fait ses devoirs. Donc tout va bien, non ?
Et bien... pas vraiment. Google passait à côté. Mais pourquoi ?
Ce qui la rendait invisible
En mars, quand on tapait "tiliio" dans Google, son site n'apparaissait même pas en première page. Ce qui remontait à la place : une franchise de crèches, un footballeur australien, des sites de prénoms... Drôle de compagnie 😅
Pour comprendre ce qui se passait, j'ai tapé site:tiliio.fr dans la barre de recherche (la même commande que pour Pizz'Accioni, qui demande à Google de lister toutes les pages qu'il connaît d'un site). Résultat : une seule page était listée, la page d'accueil. Les pages services, les articles de blog, la FAQ, la page à propos... rien d'autre n'était indexé ! Bizarre, non ? 🤔
Après un petit travail de détective, j’ai découvert que le sitemap (le plan du site, en gros la liste de toutes ses pages) n'avait jamais été soumis à Google Search Console (l'outil gratuit de Google qui sert à dire "hey Google, voilà mon site, viens voir mes pages !"). Sans ça, Google découvre les pages uniquement par hasard, en suivant les liens trouvés sur d'autres sites. Et comme le site était jeune et avait peu de "panneaux indicateurs" qui pointaient vers lui, Google n'avait aucune raison d'aller creuser plus loin que la page d'accueil.
À côté de ça, Ségolène n'avait pas (encore) de fiche Google Business (la fameuse fiche dont je n'arrête pas de parler 😂). Pour une activité de services, c'est le levier de visibilité le plus rapide qui existe. Et c'est gratuit ! (en réalité, elle avait eu des soucis de validation de fiche, ça arrive malheureusement très souvent et je lui ai conseillé de la supprimer et de la reprendre de zéro… ce qui a fonctionné 😉)
Et puis il y avait un truc plus subtil. Ses 6 pages services avaient toutes le même H1, "Nos expertises". Le H1 (le grand titre en haut d'une page, celui qui dit à Google de quoi parle la page) est censé être unique sur chaque page. Quand 6 pages portent toutes le même H1, Google ne sait pas les différencier et les voit comme des doublons. Au lieu de comprendre qu'il y a une page sur la gestion RH, une autre sur la gestion administrative, une autre sur le conseil, etc., il voyait 6 pages "Nos expertises" et ne savait pas laquelle mettre en avant pour quelle recherche. Du coup… Il n’en mettait aucune en avant.
Dernier point technique : son site était lent au moment de l'audit, surtout sur téléphone (46/100 sur PageSpeed Insights, l'outil officiel de Google qui mesure la performance d'un site). Et aucune image n'avait de texte alternatif (la description écrite d'une image, qui sert à la fois au SEO et aux personnes malvoyantes qui utilisent un lecteur d'écran). C'étaient en partie des limites liées à la plateforme Wix, qu'on retrouve aussi sur Squarespace ou sur certains WordPress.
La leçon
Un beau site mal configuré techniquement, ça ne sert pas à grand-chose. Avant même de penser au design, il faut s'assurer que Google peut lire et comprendre votre site. Sinon, même les plus belles pages restent invisibles.
Search Console + sitemap soumis + un H1 unique par page : ces trois choses-là sont des étapes obligatoires après n'importe quelle mise en ligne. Si elles n'ont pas été faites, votre site reste (quasi) inconnu de Google, malgré tout le travail que vous y avez mis.
Et pour les services B2B comme TILIIO, la fiche Google Business Profile reste un levier souvent oublié. On la croit réservée aux commerces avec une vitrine, mais ce n’est pas le cas ! Elle est gratuite et puissante pour absolument toutes les activités locales, y compris les services aux pros.
Six mois plus tard : ce qui a changé (et ça fait plaisir)
Entre ces audits et la publication de cet article, six mois ont passé. Alors avant de vous laisser repartir avec la checklist, j'ai refait le tour des trois entreprises début septembre. Et franchement ? Bonne surprise.
Chez Pizz'Accioni, l'erreur principale est corrigée : la fiche Google pointe désormais vers pizzaccioni.fr. Le site est passé d'une seule page connue de Google à cinq, et la fiche affiche maintenant 184 avis (note de 4,8), soit 49 avis de plus en six mois. Sur "pizzeria troyes", elle n'est pas encore dans le trio de tête, le pack local se mérite sur la durée... mais cette fois, les fondations sont bonnes.
Chez Cédric, c'est plus timide : sa page Facebook remonte désormais en première page quand on tape "CJ RENOV", et le fameux peintre allemand a disparu de l'encadré. Les catégories de sa page aussi sont corrigées : elle affiche désormais "Prestataire de services maçonnerie", ce qui est enfin son métier. Mais le compteur d'avis, lui, est toujours à zéro... La leçon numéro un du cas 2 reste donc entière. Cédric, si tu me lis 😉
Et puis il y a TILIIO, la transformation la plus spectaculaire. Une fiche Google existe désormais, avec ses premiers avis 5 étoiles. Le site est passé d'une page connue de Google à une dizaine, chaque page service a maintenant son propre titre, et quand on tape "tiliio", le site arrive premier, avec ses pages bien rangées en dessous. Exactement les chantiers que l'audit pointait.
Aucun de ces problèmes n'était une fatalité : tout ce qui a été corrigé figurait noir sur blanc dans les audits, et la plupart de ces réglages se font en quelques heures. Six mois plus tard : 49 avis de plus pour l'une, dix fois plus de pages connues de Google pour l'autre, et une première place sur son propre nom. Ce genre de trajectoire est à votre portée aussi !
Les 4 questions à vous poser sur votre propre entreprise
Si vous vous reconnaissez (un peu, beaucoup, ou complètement) dans un des trois cas, voici une petite checklist pour vous tester 😉
1. Est-ce que Google connaît mon site ?
Tapez site:monsite.fr dans Google (en remplaçant par la vraie adresse de votre site, hein !). Si rien ne remonte, ou si vous voyez seulement votre page d'accueil, vous avez le même problème que TILIIO à l'époque de mon audit.
2. Est-ce que ma fiche Google Business existe et est complète ?
Allez sur business.google.com. Si vous n'avez pas de fiche, c'est la première chose à créer. Si vous en avez une, vérifiez qu'elle est revendiquée, à jour, avec photos, horaires, description, et qu'elle pointe vers votre site (pas vers votre page Facebook, c'était l'erreur de Pizz'Accioni, depuis corrigée).
3. Est-ce que j'ai des avis clients récents ?
5 avis Google, c'est le minimum syndical. En dessous, vous êtes considéré comme inexistant face à un concurrent qui en a 30. C'est dur à entendre mais c'est mécanique. Et 5 avis 5 étoiles, c'est largement faisable en demandant à vos clients fidèles. Demandez. Vraiment.
4. Est-ce que les gens autour de moi qui cherchent mon métier me trouvent ?
Tapez "votre métier + votre ville" dans Google. Regardez où vous êtes. Si vous n'apparaissez pas dans les 3 premiers résultats Google Maps (le "pack local"), vous passez à côté de la majorité des clics du coin. Et si vous n'êtes même pas en première page, là il faut vraiment agir : personne ne vous trouvera, à moins de vous chercher spécifiquement... 😬
Si vous avez répondu "non" à au moins une de ces questions, il y a du travail à faire. Et la bonne nouvelle, c'est que ce sont souvent des chantiers à 1-2 heures de travail, pas à plusieurs mois. J'ai justement écrit un guide complet sur comment apparaître sur Google quand on est une petite entreprise si vous voulez creuser concrètement chacune de ces étapes.
Et si vous préférez un diagnostic guidé, j'ai aussi créé un petit quiz gratuit, « Êtes-vous visible sur Google ? » : 7 questions, 2 minutes, et vous repartez avec un plan d'action personnalisé selon vos réponses 😉
Envie de savoir ce que Google voit de votre entreprise ?
Le test rapide, je peux le faire avec vous en 20-30 minutes, à l'œil. Vous me donnez le nom de votre entreprise et votre métier, je regarde ce qui se passe quand on vous cherche sur Google, et je vous dis ce qui bloque, sans engagement.
Pour les cas plus complexes, comme ceux d'Aline, Cédric ou Ségolène, je propose aussi un audit complet en PDF, plus détaillé et avec un plan d'action pas à pas. On en discutera ensemble selon ce que vous cherchez.
Ça se passe par ici. Et si on se croise au détour d'une rue de Troyes ou ailleurs dans le coin, n'hésitez pas à me faire un petit coucou 😊